HISTORIQUE
Partie 1
La guerre venait de s'achever. Les dirigeants de l'époque,
sous la présidence du docteur Coulomb engagèrent
le SCT dans le championnat professionnel de 2ème Division
pour la saison 1945-46. Charles Roviglione était nommé
entraîneur-joueur.
Deux saisons plus tard, le club se retrouvait dans les rangs amateurs.
Mais la remontée fut rapide et l'année 1948 restera
celle des grands débuts du club dans le championnat professionnel.
C'est en 1948 aussi qu'est arrivé le président Arthur
DePallens.
Le
"règne" DePallens et la montée en 1ère
Division
Les premières saisons furent des plus difficiles. L'objectif
des dirigeants était clair: maintenir l'équipe à
un niveau sportif moyen et sctructurer le club du mieux possible.
Sur le plan sportif, l'équipe frôla souvent la catastrophe,
se sauvant d'extrême justesse en 1954 puisque terminant 18ème
(sur 20).
En prenant la 9ème place au cours de la saison 1951-52, le
SCT réussit son meilleur parcours. L'équipe était
entraînée par Maestroni et comptait dans ses rangs
des joueurs tels que Delepine, Lamora et Rudy Neubert.
1953-
1954 : La fin des vaches maigres
L'arrivée de Gaby Robert
Avec
l'arrivée du hyérois Gaby Robert qui s'était
distingué sous les couleurs du Racing Club de Paris, le président
DePallens affichait clairement les ambitions du club: l'accession
en 1ère division. D'autant plus que le club voyait arriver
des dirigeants tels que Leterreux, Macario Reich et Hermitte.
L'équipe commença à se montrer sous
des jours meilleurs. Elle retrouva un classement honorable et participa
aux 8èmes de finales de la coupe de France en 1955, en s'inclinant
devant Nancy.
1955-
1959 : Le groupe de la montée se forme
Signature de Marcel Duval
C'est
le début d'une formidable aventure. Les résultats sont
en nette progression. Marcel Duval confirme et c'est l'avènement
de joueurs tels que Bendriss, Lenfant, Meftah, Roubaud et d'autres
comme le jeune Sudre.
Durant cette période, le SCT s'illustra encore en coupe et
manqua d'un rien la finale de la Drago, ne s'inclinant que par 3 à
2 devant St-Etienne, à Marseille. En championnat, il obtint
son meilleur classement en 1957, la 7ème place.
1959
: L'objectif est atteint, la 1ère division
Cette
saison restera exceptionnelle pour le club . Pleine de rebondissements,
elle fut l'aboutissement de 15 années d'efforts. En gagnant
à Besançon, l'équipe drivée par Gaby
Robert termina à la 3ème place derrière le
Havre et le Stade français, et devant Bordeaux. C'était
la montée en 1ère division.
Le
maintien en 1ère division n'avait pas été préparé
Alors
que débutait la fête, les lampions s'éteignaient
déjà: le club perdait son entraîneur, Gaby
Robert, parti à Lyon, et dans le même temps son stade,
indigne de la 1ère division.
C'est à Jaureguiberry que le SCT aura le privilège d'accueillir
le grand Reims avec toutes ses étoiles.
C'est un stade archi comble que les équipiers de Jean-Jacques
Marcel tiendront les futurs champions de France en échec,
1 à 1, après un match inoubliable. Le seul d'ailleurs
que l'histoire retiendra de cette saison, marquée par la descente
et une maigre consolation avec le finale de la coupe Drago perdue
conre Lens 3 à 2. André Gerard, le successeur
de Gaby Robert pouvait se montrer déçu.
1960-
1961: La fin d'une époque
L'objectif
n'avait été atteint. Le ressort était cassé.
C'était la fin d'une époque. Cette saison de transition
verra le président Depallens se retirer avec ses amis
Hermitte et Reich. Alors que côté joueurs,
Marcel, Roubaud, Camilla, Meftah, Jonson, Lenfant étaient
déjà partis sous d'utres cieux, le SCT se tournait vers
un nouvel horizon sous la présidence de Jacques Leterreux.
1961:
Marcel Duval, entraîneur
Marcel
Duval sera l'entraineur du SCT durant deux saisons qui verront
les couleurs du SCT briller en Coupe de France: 1/8è de finale
en 1962 et 1/2 finale l'année suivante, contre Lyon au stade
Vélodrome. Les toulonnais s'inclinèrent par 3 à
1. Mais Marcel Duval qui avait donné leur chance à plusieurs
jeunes toulonnais, avait bien préparé le terrain pour
son successeur, Hervé Mirouze.
1964:
Les barrages et le culot de la jeunesse
François
Simian, Francis et Robert Blanc, Dany Meggiolaro et les autres
Oliver, Apparicio, Laffont, Borowski, Pompilius, etc..
confirmèrent les résultats de la saison précédente
et le SCT termina à la 4ième place, s'ouvrant le droit
de jouer les barrages contre deux clubs de la capitale, le Racing
et le Stade Français.
Bon-Rencontre explosa, le Racing aussi, les parisiens subissant
ce jour là l'affront de leur saison en encaissant 5 buts.
C'était l'insolence de la jeunesse. Pourtant à Paris,
les jeunes "Azur et Or" subirent deux cinglants revers:
3 à 0 par le Racing et 4 à 1 par le Stade. Tout devait
donc se jouer à Bon-Rencontre pour le match retour contre
le SF. La liesse populaire fut à son comble en ce 28 Juin
1964 quand, en l'emportant par 3 à 1, le SCT accédait
pour la 2ième fois de son histoire en 1ère division.
1965:
L'espoir puis la chute
Dans
ce début de championnat , l'espoir est réel. Le Sporting
occupe même la 1ère place après quelques journées.
Mais le rêve s'effilocha au fil des rencontres et le SCT termina
à la 19ème place et retrouva la 2ème division.
Une fois encore les supporters trouveront une grande consolation dans
la coupe de france.C'est la grande équipe de Sedan qui mettra
un terme à l'aventure toulonaise en 1/4 de finale, à
Clermont-Ferrand,3 à 1.